Les Yeux sans visage, Stanley Kubrick (1962)

Loin des yeux

Lolitus

les-yeux-sans-visage-stanley-kubrick-1962Année : 1962

Réalisation :

Stanley Kubrick

8/10 lien imdb 7,6 lien iCM
Listes :

L’obscurité de Lim

MyMovies: A-C+

 

Avec :

Stanley Stanley
Germaine Duvalle
Monique
Professeur Nobeau
 Guest : Buñuel
Vu le : 14 février 1962

 

On le sait, Henri Kubie, changeant clandestinement son nom pour celui de Stanley Kubrick, échappe à l’escroquerie en 1957 après le démantèlement d’une série de films pour la télévision sur le crack de 28 (films qui restent encore aujourd’hui interdits en salle ou ailleurs et dont on ne sait au juste si le fisc américain chargé alors d’en détruire les négatifs en a gardé une copie, pour l’histoire).

Après cette mésaventure, Kubrick décide de sortir des sentiers battus en s’installant dans un pavillon à Choisy-le-Roi avec sa nouvelle femme et sa belle-fille. Ce serait cette belle-fille qui, dit-on, aurait inspiré le personnage névrosé des Yeux sans visage.

Amateur de psychanalyse et de pyrolyse, on dit que Kubrick, s’étant énamouré de sa petite Monique, aurait alors imaginé cette histoire pour “verbaliser” sa frustration de ne pouvoir jouer que de la contrebasse quand une mandoline lui faisait les yeux doux.

Si le film est incompréhensible pour certains et rappelle le style cadavérique de Buñuel, j’ose prétendre, grâce à mes oreilles pointues, faire le tour des compréhensions et d’ailleurs. Jugez plutôt.

Stanley Stanley rêve de mettre le grappin sur Monique, or il est marié avec Germaine Duvalle, il imagine donc la mort de Germaine, et par la force des esprits malfaisants… Germaine meurt. Stanley Stanley se retrouve donc tout seul à son bonheur. Seulement, Monique cause, elle cause beaucoup, et ça l’agace. Il pense donc la noyer dans une solution barbecuerique pour en tirer après pyrolyse une Monique toute neuve. La transformation échoue malencontreusement, c’est un demi-échec, et Monique se retrouve sans bouche et sans bras. Inutile de préciser que Monique n’accueille pas cette nouvelle à bras ouverts, elle qui aimait tant danser la valse et le tango. Stanley Stanley a entendu parler du Professeur Nobeau qui va mettre pour lui au point une autre formule. Manque de peau, ou plutôt manque de flair, une nouvelle fois, l’opération échoue, et Monique se retrouve sans nez et sans jambe.

Si vous ne voyez pas toute l’évidence de l’influence psychanalytique de ces éléments en connaissant la vie de Kubrick, alors même que c’est clair comme les yeux sans visage, je n’ai plus suffisamment de lapsus en magasin et donne ma langue au chat. Quoi qu’il en soit, le film fut un succès malgré le manque évident d’expression de l’actrice tenant le premier rôle, et Kubrick put continuer sa carrière en Europe.

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