Un chapeau de feutre

À ma chère et tendre Camille Bouvier,

pour son aide précieuse, ses tours envoûtants,

sa compréhension et ses fourmillantes idées…

 

 

 

 

Je pensais que je serais parti pourtant tu étais là à m’attendre, sous le chapeau de l’inconnu.

Quand le froid finit de me traverser le corps comme une ombre vertigineuse et gloutonne, l’homme vint contre moi me proposer son aide salutaire. Il avait le tin blafard, des yeux petits et mornes, et l’ongle de son index avait quelque chose, comme une faux, qui serpentait dans le vide à chercher à gratter de la chair.

« Qui va là ?! Dis-je en prenant mon courage à deux mains encore transit de froid – à moins que ce fut-te la peur envahissante et saisissante.

– Je suis un ami, l’ami, répondit-l’homme au chapeau. J’ai entendu dire que vous étiez peintre et j’ai justement une galerie où j’expose. »

Je connaissais tous les galeristes de Paris, et pour cause ! (ils m’avaient tous refusé!) et je pouvais m’assurer qu’il n’en était pas de ceux-là.

Je claquais des dents, mais ce n’était pas la peur. Il eut pu croire en effet que c’était cela mais non, par mon cœur, j’avais terriblement froid, et cela me causera bien de la peine par la suite comme vous le remarqueriez bien assez tôt. Je lui dis de ne pas s’en faire, que je le connaissais (je mentais éhontément et à ce moment je pensai que c’était par ruse – que n’eus-je pas pensé que c’était tout autre chose de bien plus terrifiant!) et en jetant un regard faussement inquiet sur son ongle long et tordu, je l’interrogea sur cet appendice qui ne m’avait rien de l’air être de quelqu’un d’une galerie d’art.

– Oh ça ?! S’exlama-t-il en riant grassement. C’est pour me gratter l’oreille ! C’est un petit tic que j’ai quand j’évalue le travail d’un artiste…

– Auriez-vous quelques tableaux à me montrer que je puisse me gratter pour vous ? continua-t-il d’un air qui me parut tout à fait sarcastique.

Fichtre, savait-il ce qu’il faisait celui-là ! car en effet, il me prenait par les sentiments… Que veut de plus un artiste sinon que de montrer ses œuvres, sinon à ses amis, au mieux aux autres, ces inconnus qui traversent les rues comme des âmes mornes en ignorant les talents cachés des artistes qui se cachent peut-être parmi eux ou du moins, non loin. Et j’étais l’un de ceux-là, me dis-je.

Le lendemain, je l’invita voir mes tableaux que j’exposais chez mes logeurs de la rue *** à ***. Leur fille était une petite fille adorable qui avait les yeux bleus et les sourcils broussailleux comme des épis de blés en été. Elle s’appelait Camille, et je n’avais pas encore osé lui parler. Du moins, des sentiments que j’avais pour elle et qui me serraient très fortement le cœur. Sa mère, Mme de ***, était la femme de l’ambassadeur du Panama (que je ne voyais jamais sinon tôt le matin en revenant la tête défaite après quelques nuits passées à jouer dans les casinos de la côte normande). Elle m’aimait beaucoup, et je suis sûr qu’un jour si je lui demandais, elle me donnerait la main de sa fille, si toutefois j’avais assez d’audace et d’outrecuidance de lui demander !

Camille ouvrit la porte à l’inconnu qui la regarda avec un air lugubre. J’avais dit à Camille de ne pas faire attention à ses manières, et pour la protéger comme je pouvais, je lui avais prévenu de ne pas rester plus longtemps que nécessaire après que de me l’avoir envoyé dans ma chambre.

L’homme avait le même chapeau que la veille et j’aurais juré qu’il ne s’était pas changé. Il me salua tandis que Camille hésita à quitter la chambre après de me l’avoir envoyé. « Va, va » lui dis-je en lui donnant de la confiance et pour la rassurer.

Il faisait tout autant chaud à l’intérieur qu’il faisait froid à l’extérieur. L’homme me dévisagea d’abord de tout son long visage lisse et blanc, puis il me tendit sa veste car il avait chaud.
Cela fut fait, il me tendit sa carte aimablement et faussement, tout en me la lisant comme si je ne savais pas lire :

« Je me présente, Monsieur Phélès, critique d’art moderne et contemporain, possesseur des Galeries S***, rue de la Mijaurée. Sont-ce là vos toiles ? »

L’homme avait l’œil. C’était en effet mes toiles dont il s’agissait

Il tira de sa veste une paire de lunettes caillées, posa son chapeau sur la petite table qui me servait à la fois de table de travail et pour le manger quand Mme de *** me l’apportait ou parfois quand j’étais plus chanceux encore, sa fille.

« Je vois, je vois… » répétait-il tout pénétré par mes toiles. « Vous n’avez aucun talent. »

Il était donc bien critique d’art, mais quel critique d’art !

« Vous n’avez aucun talent. C’est pour cela que je vais vous les prendre. »

Mon sang ne fit qu’un tour. Je me sentais tout à coup échaudé par quelque chose qui me tiraillait à l’intérieur du plus profond de mon être. Cet homme me donnait l’impression qu’il savait ce qu’il faisait. Je fis tomber ma veste et ouvrit ma chemise. La chaleur me parut un peu moins suffocante, et pour ne pas laisser paraître mon trouble, j’eus l’idée de lui demander son nom, car je ne l’avais pas très bien compris. Il n’y vit que du feu et me répondit, troublé mais d’un air quelque peu inquisiteur : « Monsieur Phélès, vous dis-je ! » dit-il en répondant.

On tapa à la porte. C’était comme je m’y attendais Camille qui ne m’aurait laissé pour rien au monde avec un tel inconnu dans ma chambre.

« Voulez-vous un peu de thé, vous et monsieur votre visiteur ? »

Que sa voix était douce à entendre. Je me pris à rêver de la prendre tout contre moi. Mais non, pas maintenant, me dis-je. Je devais régler cette affaire avec ce monsieur Phélès, comme il prétendait s’appeler.

« Bien sûr, Camille. »

C’était, je crois, la première fois que je l’appelais par son nom. Mais à ma grande surprise, elle ne sembla pas apprécier cette marque de sympathie, fronça ses sourcils broussailleux et partit.

L’homme eut un rictus méprisant.

« À combien estimez-vous mes tableaux ? » interrogeais-je avec aplomb pour changer de sujet.

L’homme resta indécis et s’épouilla la moustache (car il avait une moustache longue et frisée qui, étant toute noire, contrastait avec sa face de lune livide) en y faisant tourner les bouclettes sur son ongle gratteur.

« Eh bien, comme je vous ai dit… vous n’avez pas beaucoup de talent. Je vous propose quarante livres pour chacune d’entre elles.

– Quarante livres ?! fis-je. »

L’homme avait tout de l’arnaqueur de luxe mais je ne m’y laissais pas prendre. Dévaluer la marchandise pour mieux se l’approprier, c’était une technique aussi prévisible que sa moustache au milieu de la figure !

– Vingt !

– Affaire conclue.

Il faisait une bonne affaire. Je les aurais montré à n’importe quel galeriste de la capitale, j’en aurais tiré bien plus. Mais je sentais que derrière toute cette histoire se faufilait quelque étrange affaire dont je voulais avoir le cœur net.

L’homme partit l’air satisfait de son fait, et en partant il croisa Camille dans l’escalier qui venait apporter le thé.

« Vous lui avez vendu ? » questionna-t-elle intéressée.

Je lui compta toute l’histoire tandis que nous bûmes à une table toute petite où j’avais l’habitude de manger tout seul en pensant à elle, et de nous… Elle semblait comprendre mon désarroi et semblait, tout autant que moi, à la fois fascinée et terrifiée par cet homme.

« Quarante livres ! s’exclama-t-elle en hochant de la tête. Je vous en aurais donné autant et nous les aurions accroché au salon… »

La belle enfant qui ne connaissait rien à l’art. Il ne fallait pas seulement vendre ses toiles, mais qu’elles soient exposées. J’avais quelques fois vendu quelques toiles forts misérables car j’avais à une époque comme habitude de reproduire le style des grands peintres connus et disparus avant de trouver mon propre style. Mais ce n’était pas l’argent tiré de ces ventes qui pouvait satisfaire un artiste : il fallait avant tout se faire connaître. Et quitte à perdre de l’argent, il fallait se faire montrer dans des galeries.

Je lui expliqua ces petites subtilités seules connues des artistes, mais tout à coup son œil fut attiré par un objet qui se trouvait non loin, posé sur une chaise (car j’avais en fait deux chaises dans ma petite chambre).

C’était un chapeau. Le chapeau de l’homme. Le galeriste.

Tout à coup, Camille s’en saisit et voulu l’essayer :

« Votre monsieur a oublié son chapeau, dit-elle en plaisantant.

– Il aura vite fait d’un trouver un autre. »

Et alors, pleine d’une frénésie étonnante, comme possédée d’une folie qui semblait provenir de l’étrange objet, elle se mit à sauter, à plaisanter, à jouer avec lui comme si elle eut été un clown.

« Vous n’avez pas été gentil tout à l’heure, en me prenant pour une servante, dit-elle en ricanant. Je suis la fille de l’ambassadeur du Panama ! »

Et elle tourna, tourna… Elle dansait en remuant frénétiquement ses jupons, elle déboutonna les boutons de sa veste… Elle dansait comme sur un air de musique tsigane, et elle me prit avec elle. Elle me fit tourner et encore tourner. Et elle me souriait, et me regardait de cet air vorace qu’on les filles quand elles ont trop bu. J’avais chaud. Très chaud. Dieu qu’il faisait chaud dans cette chambre. Et qu’il faisait moite !

Qu’y avait-il donc sous ce chapeau ! Qui étiez-vous Monsieur Phélès ?!!!

 

***

 

J’ai souvent raconté cette histoire, et ceux à qui je la contais peinaient à me croire.

L’homme, cet inconnu, était parti et je ne le revis jamais. J’avais reçu quelques jours suivants sa rencontre une lettre où il me laissait 480 livres. Je me suis toujours interdit de les utiliser et ils sont toujours aujourd’hui cachés dans le chapeau qu’il avait oublié dans ma chambre. Je n’avais pas eu besoin de lui pour me faire connaître. Un jour où l’ambassadeur d’Espagne, un ami du père de Camille (avec qui j’étais désormais très proche) vint dîner chez Mme de ***, il était accompagné d’un homme que je connaissais déjà de réputation et qui était un des galeristes les plus renommé de la place parisienne. Monsieur Gougehleim. J’avais reconnu la marque de ses pas lourds si particulière dans les escaliers quand il monta vers ma chambre, et j’avais su immédiatement que c’était lui. Mes toiles le subjuguèrent. « Je n’ai jamais rien vu de tel, dit-il. Vous ne cessez de reproduire toujours le même
motif et toutefois on peut reconnaître d’infimes variations qui font résonner les toiles entre elles ! » Il n’avait pas assez de mots, et quand il présenta mes œuvres à plusieurs reprises aux quatre coins du monde, il utilisait toujours cette première phrase qui lui était venue quand il vit mes toiles pour la première fois.

« Qui était-donc cet homme, cet inconnu ? » me demande-t-on souvent comme si se cachait derrière son identité le secret de mon talent. « Je ne sais pas. Un homme à chapeau » réponds-je toujours. Et peut importe qui il était, car finalement, c’est grâce à son chapeau que je suis aujourd’hui un peintre reconnu. Mes toiles se sont répandues dans le monde entier. Partout, à New York, Paris, Milan ou Tokyo, existe une toile à motif de chapeau tourneur signée de ma main. On a même trouvé un style pour qualifier un mouvement dont j’étais l’initiateur : le panamisme. Belle ironie pour un jeu de chapeau… en feutre. Je n’allais pas bouder mon plaisir et cela rendait Camille heureuse.

Je croyais en avoir fini avec cette histoire, quand un soir de brume où le soleil tarda à se coucher, marchant au hasard des quais pour trouver une nouvelle inspiration à mes chapeaux, je sentis quelque chose me gratter l’épaule. Je me retournai brusquement et je le vis. Lui.
L’homme à l’ongle torsadé et au tin blafard. Tout de blanc vêtu. Il portait un chapeau de paille blanc qu’il ôta aussitôt pour me saluer poliment.

« Me reconnaissez-vous ? demanda-t-il tout plein de charme.

– Bien sûr, fis-je tout tremblant. Vous êtes l’homme qui m’avait acheté mes toiles pour quelques livres et que je n’ai jamais revu depuis lors.

– Me revoilà, ajouta-t-il en replaçant son chapeau sur sa tête. Et je viens vous réclamer ce qui me revient. Mes affaires sont prospères comme vous pouvez le voir. Quand je vous ai apporté mon aide, personne ne s’intéressait à vous, et moi seul vous ai proposé mon aide. Monsieur…

– Oui ? demandais-je interrogatif.

– Vous m’avez volé ! J’étais alors misérable quand nous nous sommes rencontrés et depuis lors, je suis riche. Insolemment riche !

– Je ne comprends pas…

– Je veux retrouver ma condition d’homme pauvre, je veux récupérer mes 400 livres qui étaient à peu de chose prêt ce que je vous ai laissé à l’époque et qui était pourtant tout ce que je possédais. Je veux récupérer mon chapeau, et je veux récupérer ma fille ! »
Sa fille ? Je lui aurais rendu volontiers son chapeau et ses vieux billets, mais… sa fille ?! Il n’en était pas question !

« Monsieur, lui dis-je non sans courage, j’aime votre fille autant sinon plus que mon art et que… votre chapeau. J’ai appris à l’aimer et je me console chaque jour qui passe de la voir passer près de moi. Votre chapeau virevolte dans mes toiles, mais Camille est comme la flamme qui m’anime. Je l’aime monsieur, et je ne saurais m’en séparer !

– Quel misérable ! je vous envie… Eh bien soit, gardez-la si elle fait votre bonheur. Mais sachez que je transigerai moins avec mon chapeau qu’avec ma fille ! Allez-vous me le rendre monsieur ?!

– Avec vos 480 livres, monsieur ! »

L’ambassadeur, cet inconnu, eut un air songeur et plongea soudain son ongle long et blanc dans son oreille.

« Vous en avais-je donné autant ? »

Je ris aux éclats : « Ah ! ah !» Quel piètre critique d’art faisait-il : mes œuvres en valaient bien plus !

« Du reste, je n’y ai jamais touché, ajoutais-je.

– De ma fille ?

– Non, monsieur, de vos 480 livres !

– Ah ! très bien ! Et de mon chapeau ?

– Comment votre chapeau ?

– Y avez-vous touché ?! »

La peur me saisit tout à coup, je commençais à comprendre. Le chapeau était la clé de tout !

« Mais monsieur, n’avez-vous pas vu mes tableaux depuis que vous m’avez quitté ? C’est Camille qui le fait tourner, je n’y ai jamais touché !

– Que je me pende au premier bandit manchot venu ! cela ne se peut ! Le misérable ! Comment avez-vous pu ?! »

Je compris tout à coup la détresse de cet homme, car il ne reverrait plus jamais son chapeau, et ne retrouverait jamais plus la misère qu’il avait tant apprécié autrefois. Et moi j’étais perdu !

« Je ne savais pas… dis-je tout embarrassé. Comment pouvais-je savoir ? Mais alors qu’allons nous faire ?

– Nous n’allons pas empêcher les chapeaux de tourner ! fit-il résigné. Me rendre les 480 livres n’y changera rien… car Camille ne rendra jamais le chapeau. Et vos toiles ne cesseront de tourner autour du monde… »

J’eus soudain une idée :

« Vous êtes joueur, n’est-ce pas ? demandais-je avec entrain. Vous ne pouvez avoir gagné autant.

– J’ai tout gagné à la roulette, qu’est-ce que vous croyez ?!… Comme si je n’y avais jamais pensé ! Je suis même interdit de casino !

– Vous avez trop joué ?

– Non ! J’ai trop gagné ! »

J’aurais pas pu viser plus mal. C’était pourtant d’une logique implacable.

Nous restait alors à convaincre Camille de lui rendre le chapeau. Mais il ne semblait pas convaincu à l’idée de tout lui avouer et il doutait paresseusement qu’une telle issue soit possible. « Qui peut prévoir ce qui se cache sous un chapeau ? » dis-je philosophiquement en l’invitant à rentrer rue ***.

Comme c’était à prévoir, Camille refusa de se séparer de son chapeau fétiche avec qui elle tournait la majeure partie du temps (c’était un de ces panamismes dont j’avais été si fier!).

« Non ! non ! non ! je ne veux pas ! » lança-t-elle en tournant.

J’étais désemparé et j’avoue que jamais ne m’étais venu à l’esprit qu’une chose aussi cruelle puisse arriver. Une femme – ma femme – accrochée à un chapeau comme une moule à son rocher. Qui l’eut crue !

Monsieur Phélès s’avança alors et tendit le bras vers sa fille. Son ongle terrifiant et blanc se posa lentement sur le chapeau de Camille qui n’avait cessé de tourner. Un premier grésillement rauque et sonore se fit entendre. « Non ! non ! non ! il est à moi ! À moi ! »

Madame de *** et tous les gens de la maison s’étaient réunis affairés par les cris, et tout le monde restait attentif à ce triste tableau qui rappelait une forme sophistiquée de panamisme à laquelle je m’en voulais de ne pas avoir songé plus tôt.

Soudain on entendit un grondement sourd, on vit un éclair, puis plus rien.

Camille cessa de tourner et s’effondra sur le sol. Le chapeau de feutre roula dans un silence étouffant. Monsieur Phélès s’en saisit, et, sans même jeter un regard à sa fille, le plaça sur sa tête, fier comme un enfant à qui on rendait son jouet.

Sur la tranche du chapeau, il y avait, posé comme une plume, un ongle long et blanc.

Il s’approcha de moi, l’air extatique et absent :

« Gardez les 490 livres, je n’en aurais plus besoin. »

Il jeta ses vêtements blancs et son chapeau de paille dans l’assistance, et sortit parfaitement nu dans la rue en tripotant de bonheur son majestueux chapeau de feutre.

Camille, après cette histoire, n’eut aucun souvenir de ce qui lui était arrivé. Jusqu’à ce que je lui raconte toute l’histoire. Et qu’elle décide de me quitter. Ces événements firent grand bruit et on ne parla bientôt plus de mes toiles qu’à travers le drame du chapeau de monsieur Phélès. Je n’étais plus à la mode et je me contentais très bien de cette nouvelle vie paisible et tranquille. J’abandonnai la peinture et fit tourner une une boîte de chaussure. Je n’eus plus aucune nouvelle de Mme de *** et de sa fille. Quant à Monsieur Phélès, il est toujours, dit-on, dans les rues, le soir, à jouer aux dès ou à chercher à gratter quelques têtes de son ongle blanc.

note : Écrit dans le cadre d’un concours d’antinouvelle (comprendre, la pire sera la meilleure).

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