Quelques grands et importants chefs opérateurs

(pour mémoire)

Rudolph Maté, responsable de la photo d’un des muets le plus connu pour ses choix esthétiques, La Passion de Jeann d’Arc, et ensuite, directeur photo pour certains films de Wyler et de Rita Hayworth.

Karl Freund, chef op également au temps du muet en Europe, passé à Hollywood. Lucrèce Borgia, Metropolis, Le Golem, puis Dracula, Le Roman de Marguerite Gautier, Key Largo. Passera aussi à la réalisation.

Parmi les directeurs photo de l’ère du film noir, il y a John F. Seitz (Boulevard du crépuscule, Double Indemnité, Le Poison, La Grande horloge et This Gun for Hire, et il y a commencé au temps du muet avec The Patsy et Les Quatre Cavaliers de l’apocalypse) ; Milton Krasner, directeur photo pour Fritz Lang sur La Femme au portrait et La Rue rouge, pour Siodmak sur La Double Énigme, Robert Wise pour The Set-Up et Mankiewicz pour La porte s’ouvre et La Maison des étrangers (il continuera avec lui : Eve, On murmure dans la ville, et il photographiera également deux sublimes westerns de Hathayway, Le Jardin du diable et L’Attaque de la malle-poste, avant de travailler pour Minnelli, Brooks, Wilder…) ; Joseph LaShelle, directeur photo de Preminger pour Laura, Mark Dixon, détective, Rivière sans retour et Fallen Angel ; il signe aussi les photo de La Folle Ingénue, et finira sa carrière avec les comédies de Wilder) ; John Alton (Brigade du suicide, mais sans doute plus connu pour être le chef op’ de certains films de Minnelli et des Brooks ; Thé et Sympathie et Les Frères Karamozov, pour citer deux Technicolor magnifiques) ; Nicholas Musuraca qui a photographié les deux Tourneur, La Griffe du passé et La Féline.

Pour rester dans le film noir, la variante britannique, avec Robert Krasker, qui a photographié les deux chefs-d’œuvre de Carol Reed, Huit Heures de sursis et Le Troisième Homme (également Brève Rencontre et Henry V). En Amérique, il collaborera avec Anthony Mann pour ses péplums moisis en Cinémascope.

Raoul Coutard, chef op’ fameux de la nouvelle vague.

L.H. Burel. Deux périodes : d’abord un des pionniers participants aux inventions d’Abel Gance sur ses films (et avec la même équipe pour le Casanova de Mosjoukine) ; et trente ans plus tard, Bresson le choisit pour mettre en lumière quelques-uns de ses films (Pickpocket, Journal d’un curé de campagne, Un condamné à mort s’est échappé), peut-être moins à cause des délires de Gance que pour le naturalisme du film d’Antoine, L’Hirondelle et la Mésange.

Vittorio Storaro, certains Coppola, et les Bertolucci.

Giuseppe Rotunno, quelques-uns des meilleurs Visconti et Fellini, puis carrière à Hollywood sans grand intérêt.

Freddie Young, les Lean, c’est lui.

Bert Glennon, commencé avec Demille, puis directeur photo des films pré-noir de Joseph von Sternberg (Les Nuits de Chicago influenceront pas mal les films noirs). Il devient très vite aussi le directeur photo de certains films de Ford.

Un autre de la grande période, Harry Stradling. Au compteur : Un tramway nommé Désir (entre autres films de Kazan), Johnny Guitare, Le Portrait de Dorian Gray, Soupçons et L’Auberge de la Jamaique, Pygmalion et trente ans plus tard My Fair Lady (il a travaillé en Europe dans les années 30, sur La Kermesse héroïque par exemple).

Arthur Edeson : À l’ouest rien de nouveau, Frankenstein, Casablanca, Le Faucon maltais, L’Homme invisible, Les Révoltés du Bounty, Le Voleur de Bagdad, Une femme dangereuse, Le Masque de Dimitrios, Waterloo Bridge, La Belle de Saïgon.

Robby Müller : commencé avec Wim Winders, puis Jarmush, Barbet Schroeder et Lars von Trier.

Slawomir Idziak, commencé sur les Kieslowski (La Double Vie de Véronique, Bleu, Tu ne tueras point, puis passe à Hollywood pour Bienvenue à Gattaca, La Chute du faucon noir ou un Harry Potter).

Cette année (2014), il y a le quasi centenaire, Oswald Morris, qui est décédé. Ses trésors : Lolita, Le Limier, L’Homme qui voulut être roi, La Colline des hommes perdus, La Mégère apprivoisée, Moby Dick, Le Piège et Moulin Rouge (les trois de Huston).

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