Notes de visionnage 2011

 

In Bruges

Je m’attendais à un film d’action, c’est mieux que ça. On croit voir prolongé la scène des assassins dans Richard III quatre siècles après. Une sorte de budy movie en huis clos (ou presque). Absurde, cocasse, décalé. Anglais quoi.

Une femme confesse, Masumura

Je me rappelle avoir aimé presque désespérément L’Ange rouge (avec la même somptueuse Ayaka Wakao).

Durant tout le film, je me suis demandé si je n’avais pas déjà vu cette histoire (La Vérité de Clouzot, sans doute). Un film à la Pakula ? quelque chose basé sur une histoire de Dostoievski ? Un Lumet ? ou peut-être un film obscur, très noir, un Lang peut-être. L’un de ces films où il est toujours difficile de déterminer la réalité des choses. Je t’aime, moi non plus. Tu m’aimes, je ne t’aime plus.

Contact

Plus je vois ce film et plus je l’aime. Peut-être mon Zemechis préféré. Très formaté toujours comme chez lui, avec la musique qui arrive toujours au bon moment pour nous dire quand c’est émouvant… Mais bon c’est maîtrisé, le scénario centré sur le personnage de Jodie Foster est passionnant et la fin géniale. Moins benêt ou tire-larme qu’on aurait pu le craindre finalement.

Les Fantômes du passé :

Énième film sur le racisme. Même formatage politiquement correct à chaque fois. Mais c’est sans doute aussi comme ça que le message passe. Le mépris pour certains minorité, les vices d’une justice corrompue, pourtant on connaît tout ça et chez nous on peut toujours chercher un film qui ait arrivé à traité du sujet en en faisant en même temps un spectacle.

Short Circuit

Mélange de War Games et de E.T. C’est en gros sans doute comment le film a été vendu aux producteurs. Reste que le film est très enlevé. Un bon divertissement des 80’s. Le robot est l’ami de l’homme. Et surtout de la femme. Short circuit, ou comment donner enfin un orgasme aux femmes et s’en tirer finalement à bon compte (le robot finit par tenir la chandelle !).

Slevin

J’arrête rarement un film au milieu. Mais là je ne pouvais plus… On dirait le Grand sommeil réalisé par un réalisateur de clip. On capte rien, les enjeux sont opaques, le personnage principal est dans la merde, et il en a rien à foutre. Ça veut ressembler à du Tarantino. Mais Quentin, il est cool. Là, c’est lourd… Que des effets. Regarde ma teub comme elle est grosse. Heureusement qu’il y a Lucy Lu (sans sa teub). Mais elle est comme le décor au théâtre qu’on regarde quand on s’emmerde. Il n’y a qu’elle et en même temps elle est en plein dans le problème : le ton stupide du film, à la fois dissolu, indifférent. Tellement cool de tuer des gens, hein ! Chez Tarantino, il y a au moins l’excuse que ce sont des psychopathes, de gens en marge. Là, on sait rien du héros, et la pouffe qui l’accompagne, c’est the girl next door. Pas crédible. Qu’elle garde sa mièvrerie… La règle numéro un d’une histoire, c’est la vraisemblance. Et ici, on n’y croit pas une seconde. Quand le forme intéresse plus que le fond, quand les effets priment sur l’histoire… on tient pas une heure et on se barre.

Passé virtuel

Un film d’inspiration dickienne. Mise en abime de monde virtuel. Quel est le bon ?… On sent l’influence de Blade Runner jusque dans les décors et la lumière. Mais l’histoire, l’ambiance et les acteurs ne sont pas au top.

Snatch

Film culte. Et j’aime pas. Que des caricatures. Du sous Tarantino. Les dialogues sont certes pas mal, mais y a pas un personnage qui en vaille la peine. Et les images sont vraiment crados.

Do the Right Thing, Spike Lee

On dirait un mélange entre La Haine et Clerks (à supposer que ces deux-là aient été inspiré d’une certaine manière par le film de Lee). Listé le plus souvent en drame, j’y vois plutôt une comédie. Une comédie noire, écrite pour la scène, une comédie du désespoir, comme la démonstration absurde des petites ou grandes violences.  Le jeu, de part la nature théâtrale de l’écriture, est assez mauvais transposé dans un univers trop peu réaliste. Les dernières minutes restent ambiguës. Les deux citations de Martin Luther King et de Malcom X me semblent bien contradictoire. Je peine à y comprendre quelque chose (why Mocky « did this wrong thing »..).

On Our Merry Way (La Folle Enquête), King Vidor.

Petite comédie sans prétention. Assez proche d’un film à sketches. L’occasion de donner deux rôles comiques à James Stewart et surtout Henry Fonda. Le plaisir aussi il est de revoir la beauté de Paulette Goddard, même à 38 ans (et cette voix de petit chaton !…). Petite incompréhension, au début du film les deux nouveaux mariés dorment dans un même lit biplace ! Heu et la censure ?!

 

 

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