Notes de visionnage 2018

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septembre – décembre 2018

Le Flambeur, Karel Reisz (1974)

Le travail de Reisz est impressionnant, profondément ancré dans son époque (scène de rues typiques à longue focale – sorties de bâtiments plus précisément en guise de transition). Ça tient très bien la route, mais j’ai une grande difficulté à suivre et comprendre ce genre de personnages qui voudraient que deux et deux fassent cinq et qui jouent pour répondre à leur angoisse de vivre… Ça m’énerve même profondément à la longue, impossible d’avoir la moindre sympathie pour ce type.

Un été capricieux, Jiri Menzel (1967)

Un ton unique, entre burlesque et poésie. Un peu comme si on avait donné la parole et un sexe à Tati. C’est pas toujours réussi, mais à la longue on s’y fait, surtout grâce à la performance de l’acteur principal. C’est malheureusement parfois un peu redondant, avec l’idée que le voltigeur puisse reproduire deux ou trois soirs de suite le même spectacle dans le même coin perdu. (Censuré à l’époque, on se demande bien pourquoi. Le côté sexuel peut-être, anticlérical, voire moqueur vis-à-vis de quelques membres de l’autorité de l’État…)

Les Parents terribles, Jean Cocteau (1948)

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Le Mur invisible, Elia Kazan (1947)

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Icarus XB 1, Jindrich Polák (1963)

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Transport du paradis, Zbynek Brynych (1963)

Récit éparpillé façon puzzle. Si l’art de la mise en scène, c’est de s’appliquer à présenter au mieux pour le spectateur un univers défini, ce Brynych est loin d’en être maître. Direction d’acteurs et scénario inexistants.

Man on a Tightrope, Elia Kazan (1953)

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History Is Made at Night, Frank Borzage (1937)

Les bonnes recettes de la comédie romantique d’antan jusqu’à cette touche finale désastreuse, mélodramatique, avançant tel un paquebot hurlant dans la nuit brumeuse.

Quoique, avant l’échouage de l’engin sur un glacier, la ficelle criminelle nouée par le mari éconduit était déjà bien grosse…

Bref, la recette principale du film, ça reste ses acteurs formidables, même si leurs scènes en commun ne sont pas assez nombreuses : Jean Arthur & Charles Boyer.

Queimada, Gillo Pontecorvo (1969)

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La Tarentule au ventre noir (1971)

Une fois lu le titre du film, on a vu ce qu’il a de meilleur. Dès le premier meurtre, écrit avec une épingle à nourrice par un scénariste miro pour un assassin aveugle et muet, c’est malheureusement une évidence.

Giallo du ventre mou.

Martin Roumagnac, Georges Lacombe (1946)

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Joan the Woman, Cecil B DeMille (1916)

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La Poupée de bambou d’Echizen, Kôzaburô Yoshimura (1963)

Une poupée en bambou du père offerte à sa maîtresse, un fils qui se marie avec la maîtresse de son père, des poupées en forme de phallus multipliées comme des petits pains, un mari qui refuse d’avoir des rapports sexuels avec sa femme, une femme qui tombe enceinte suite à un viol, et un fœtus pas plus grand qu’une poupée de bambou qui se perd dans les eaux d’une rivière… La force des symboles.

Les Eaux noires, Youssef Chahine (1956)

Quand deux jeunes génies se rencontrent… ils dansent comme euphoriques et certains de se trouver enfin face à un talent égal au leur. Le reste du monde semble passer au second plan. Et là, la caméra de Youssef Chahine virevolte autour d’un Omar “El” Sharif hanté par la jalousie, presque halluciné, d’une autorité remarquable.

Les Eaux noires, c’est comme Othello à Alexandrie, entre film noir et mélo, une tragédie condensée sur à peine deux jours, le temps d’une escale à la maison, et de foutre un merdier pas possible.

Comme une saveur de Guru Dutt. Et pour moi peut-être, mon Chahine préféré.

Au grand balcon, Henri Decoin (1949)

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La Femme sur la plage, Jean Renoir (1947)

Dans Laura, on se rinçait l’œil devant le portrait de Gene Tierney avant de la voir enfin. Ici on évoque une fois un nu de Joan Bennett qu’on ne verra jamais. Renoir fils se dégonfle : le film était là, nulle part ailleurs. Parce que sinon, deux nigauds, un aveugle et un officier souffrant du syndrome post-traumatique qui s’étripent pour gagner les faveurs d’une mante religieuse, non merci.

Un drame au studio, Anthony Asquith (1928)

Au royaume des travellings dans la profondeur, Asquith est roi. Il faut bien ça pour dévoiler habylement les coulisses d’un tournage.

(Musique Arte assommante ne respectant pas le rythme lent du finale…)

Le Caporal épinglé, Jean Renoir (1962)

Tire-au-flanc + La Grande Illusion + Le Passage du Rhin + Au théâtre ce soir. Entre individualisme et anarchisme, Renoir n’a foi qu’en l’amitié. Superbes acteurs.

La même année qu’Un singe en hiver, Renoir nous pousse lui aussi la chansonnette d’avant-guerre, Nuit de Chine. Y a de ces coïncidences.

Face à Face, Ingmar Bergman (1971)

À votre prochaine tentative de suicide ratée exigez qu’Ingmar Bergman vienne à votre chevet vous raconter quelques histoires pour égayer votre réveil. Éventuels effets secondaires passagers : folie et hallucinations.

Autrement la marque du génie : l’alliance du tragique et du comique.

Le Lien, Ingmar Bergman (1971)

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Sois belle et tais-toi, Delphine Seyrig (1981)

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Toutes ses femmes, Ingmar Bergman (1964)

D’habitude brillant, Bergman s’essaie sept fois au coloré. 7 femmes. Sept fois de trop.

Les Garçons sauvages, Bertrand Mandico (2018)

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De l’autre côté du vent, Orson Welles, Jake Hannaford et Oja Kodar (2018)

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Les Trois Chambres de la mélancolie, Pirjo Honkasalo (2004)

Passe l’arme à gauche d’abord… Documentaire sans paroles ou presque, la musique dit l’essentiel. Et les images aussi. Un travail de montage impressionnant. Un petit côté Akermann, lancinant, répétitif. La contemplation d’un désastre et de ses résidus éparses de vie, la Russie en somme (face surtout à son nouveau démon, le terrorisme).

La Rue chaude, Edward Dmytryk (1962)

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Au seuil de la vie, Ingmar Bergman (1958)

Au moment d’adapter le scénario, Bergman m’appelle pour me demander de lui proposer un titre à son film. Il ne retient pas mon « Les Avortons », et se retrouve avec ce titre… parfait.

C’est typiquement du Bergman. Théâtral donc bavard, structuré autour de trois histoires de femmes. Mais ce n’est pas du Bergman, le cinéaste se « contentant » de mettre cette pièce en images. Sa direction d’acteurs est hors du commun…

Le Visage, Ingmar Bergman (1958)

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Cat Ballou, Elliot Silverstein (1964)

Selon Sergio Leone, Lee Marvin aurait refusé une première proposition du cinéaste pour tourner dans ce western loufoque et misérable. Il a probablement eu raison, parce qu’il est encore la seule réjouissance identifiable dans tout ce désastre. Il fait du Tex Avery peut-être mais quelle performance. Un ivrogne, comme d’habitude, mais ses pitreries et ses performances physiques valent le coup d’œil. Sa transformation filmée comme un cérémonial tauromachique est très réussie.

Les Sept Femmes de Barbe-Rousse, Stanley Donen (1954)

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Pink Flamingos, John Waters (1972)

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Réalité, Quentin Dupieux (2014)

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Pieds nus dans le parc (1967)

Qualité américaine : du théâtre filmé à grand frais de Technicolor, de playback, de musique et de stars. Ça donne envie de s’envoyer un grand bol de LSD et de partir sur les routes. Un rôle au moins pour Jane Fonda (pour une fois que son partenaire, Robert Redford, se trouve éclipsé par le partenaire de jeu habituel de l’actrice : un téléphone, encore un).

Julia, Fred Zinnemann (1977)

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M. Butterfly, David Cronenberg (1993)

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Une leçon d’amour, Ingmar Bergman (1954)

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L’Attente des femmes, Ingmar Bergman (1952)

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Un génie, deux associés, une cloche, Damiano Damiani (1975)

Quand y a plus Personne à l’écran, reste une certaine poudre aux yeux et c’est de l’or. Dialogues brillants. On dit Merci. (Aussi baroque et picaresque que Le Mercenaire.)

Un jouet dangereux, Giuliano Montaldo (1979)

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Tout en haut du monde, Rémi Chayé (2015)

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Les jeux sont faits, Jean Delannoy (1947)

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Saraband, Ingmar Bergman (2003)

Vieillir pour certains cinéastes, ça consiste à construire des maisons de poupées. L’écriture arthritique et à bout de souffle de Bergman fait peine à voir.

L’Amour l’après-midi, Eric Rohmer

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La Victoire des ailes (ou Le Triomphe des ailes), Satsuo Yamamoto (1942)

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Le Col du grand Bouddha (première partie), Hiroshi Inagaki (1935)

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From the Journal of Jean Seberg, Mark Rappaport (1995)

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Chocolat et Soldats, Takeshi Sato (1938)

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La Fille de l’usine à briques, Yasuki Chiba (1940)

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Nuits de Chine, Osamu Fushimizu (1940)

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Les Quarante-Sept Ronins, Masahiro Makino & Tomiyasu Ikeda (1938)

Cette histoire est toujours aussi peu emballante et toujours aussi incompréhensible, et c’est pas faute de m’être déjà farci les 46 autres versions… On a affaire en fait ici à deux films réunis en un seul (par la Cinémathèque) avec pour chaque partie un réalisateur distinct. Ça n’aide pas à y voir plus clair de toute façon. Toujours aussi affreusement bavard. Petite originalité pour cet opus, on sort enfin les armes à la toute fin (enfin pas beaucoup mais plus que dans les autres).

La Bataille navale à Hawaï et au large de la MalaisieKajirô Yamamoto (1942)

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Le Jeune Homme capricieux, Mansaku Itami (1935)

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Paï, Niki Caro (2002)

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L’Armée, Keisuke Kinoshita (1944)

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Les Cinq Éclaireurs, Tomotaka Tasaka (1938)

Soldats de plomb… Si techniquement, c’est pas si mal pour 1938 (c’est à la fois propre et inventif), la propagande militariste est imbuvable (héroïsme sans faille des dits éclaireurs, bienveillance démesurée des officiers, discours faisant passer les agresseurs pour des agressés ou des faiseurs de paix).

Ma mère dans les paupières (Banba no chutaro mabuta no haha), Hiroshi Inagaki (1931)

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Carnets de route de Chuji, Daisuke Ito (1927)

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Coralie, Henry Selick (2009)

Mouais… Alice au pays des vagins bleus. Ni effrayant ni amusant ni divertissant. Toute la famille est antipathique, la petite fille avec son obstination à se forger une apparence « originale » est affligeante (« Personne n’aura des gants comme ça à l’école ! »…). Le reste est… cousu de fil blanc, l’originalité il faut la chercher au-delà des limites du monde tel que l’a imaginé la sorcière, autrement dit nulle part. Ça fait un peu du sur place à rester toujours dans le même espace. Et l’animation est à vomir. (Superbe salle à la tek : entre les couples de porcs bouffant chips sur chips à 15h alors qu’il est interdit de béqueter en salle et les mômes de cinq ans apeurés alors que le film est manifestement déconseillé aux tout petits, y avait personne mais encore une de ces séances jeune public rendue pénible par les adultes).

Monika, Ingmar Bergman (1953)

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Le Sabre pourfendeur d’hommes et de chevaux, Daisuke Ito (1929)

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Mon épouse et la voisine, Heinosuke Gosho (1931)

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Le Policier, Tomu Uchida (1933)

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Rêves de femmes, Ingmar Bergman (1955)

Une saveur qui n’est pas sans rappeler les films de Fassbinder. Le croisement de deux destins, celui d’une photographe de mode et son modèle, concentrés en quelques heures. Une entrée en matière admirable, pleine de tension et d’humour. L’humour d’ailleurs qu’on retrouve jusqu’à la fin avec le retour inattendu de l’amant dans la scène clé du film (du côté de la photographe)… Bergman semblait avoir assuré le coup en proposant cette fin avec un plan venant après un long plan séquence intense et bavard (plus facile à couper si l’humour ne marchait pas).

Musique dans les ténèbres, Ingmar Bergman (1947)

Mélo aveugle avec l’acteur fétiche du début de carrière de Bergman. L’aveugle qui avait refusé de se lier avec sa petite « aide à domicile », alors jeune, idiote mais amoureuse, viendra finalement la séduire quand lui sera tombé un peu plus de l’échelle sociale, et elle, plus mûre… C’est idiot, mais c’est Bergman, et l’exécution est sans faille : placement de caméra, rythme, direction d’acteurs, c’est déjà parfait.

Courant chaud, Yoshimura (1939)

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Les affaires sont les affaires, Dréville (1942)

Charles Vanel est formidable en entrepreneur et en père tyrannique, mais le film ne fait qu’effleurer les choses. L’air du temps sans doute, il faut que ça reste léger. On croirait presque voir un David Golder à l’envers, la même incompréhension entre un père riche, sa femme et sa fille. Renée Devilliers est magnifique mais pas aussi bien dirigée qu’elle le sera dans Les amoureux sont seuls au monde.

Pousse-toi chérie, Mickael Gordon (1963)

Remake de Mon épouse favorite (1940, Garson Kanin). La distribution fait peine à voir face à l’original (James Garner pour Cary Grant, Doris Day vieillissante face à Irene Dunne). Quelques trouvailles quand on s’écarte du scénario original, mais voilà, c’est les années 60 flamboyantes, crépusculaires presque, et la comédie romantique américaine de l’âge d’or est bien loin.

Lune de miel mouvementée, Leo McCarey (1942)

Décevant. J’ai cet opus dans mes carnets depuis vingt ans, je m’attendais à mieux. Certes, on pourrait presque y trouver un intérêt historique, le film prenant place dans toute l’Europe en guerre quand les USA ne l’étaient pas encore, mais c’est grossier, mal fichu et rarement drôle malgré la présence de Ginger Rogers et de Cary Grant.

La Nuit des forains, Ingmar Bergman (1952)

Je peux comprendre que Bergman ait une faiblesse et un intérêt enfantin pour les lanternes magiques, et par conséquent l’univers du cirque dans son ensemble, mais cet intérêt il peine à me le faire partager ici. C’est comme s’il n’y croyait pas lui-même. Difficile de s’identifier à tous ces personnages de cirque excentriques, sans cesse sur la corde raide, ses seuls personnages intéressants comme d’habitude sont les femmes et les bourgeoises. La présence seule d’Harriet Andersson sauve le film et elle n’y est même pas au centre (elle y est bien plus belle que dans Monika…).

Vers la joie, Ingmar Bergman (1950)

Peut-être pas aussi abouti que Jeux d’été disposant des mêmes acteurs, mais dans les petits drames de couple Bergman est toujours très bon. Il le serait plus s’il se concentrait sur les personnages féminins comme il le fera plus tard. Seul réconfort masculin, la présence de Sjostrom (plus de trente ans déjà devant la caméra et toujours ce charme rieur à la Gassman).

Jeux d’été, Ingmar Bergman (1951)

C’est frais, c’est beau, c’est du Bergman… Faut donc bien aussi que ça finisse en tragédie. Sans tragédie, pas de souvenirs ou presque. Et ces premiers Bergman orbite beaucoup autour de l’idée et des possibilités offertes par ces souvenirs. Le génie ici est de tuer son personnage masculin principal, nous laissant le plus souvent au bras de son héroïne et en en adoptant le point de vue.

Les amoureux sont seuls au monde, Henri Decoin (1948)

Le génie de Jeanson en dialoguiste. Record du monde d’aphorismes à la minute (le titre en est un également…). Le film prend peut-être un tour inutilement dramatique à la fin, avec des personnages principaux se laissant un peu trop facilement tenter et sans détours à ce dont on pouvait les soupçonner jusque-là (la femme dévouée, un peu trop dévouée, le mari toujours fidèle un peu trop facilement épris de sa protégée), mais le reste c’est de l’or.

The Blot, Lois Weber (1921)

La technique de Lois Weber est toujours irréprochable, maniant à cette époque peut-être mieux que personne le montage alterné et le placement de caméra. Le tout dans un style résolument réaliste, tendance mélodramatique de part le sujet peut-être, mais réaliste. C’est le classicisme avec sa recherche permanente de l’efficacité, de la transparence et de l’identification, donc du spectacle, qui se peaufine ici en même temps qu’on le pratique chez les Scandinaves par exemple.

 

Elle et Lui, Leo McCarey (1939 & 1957)

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Pour une nuit d’amour, Edmond T. Gréville (1947)

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La Jeune Fille de l’eau, Night Shyamalan (2006)

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Adieu Chérie, Raymond Bernard (1946)

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The Square, Ruben Östlund (2017)

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Chantage, Alfred Hitchcock (1929)

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Le Baron fantôme, Serge de Poligny (1943)

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Carré 35, Eric Caravaca (2017)

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Trois excellents McCarey avec Charley Chase :

Charlie rate son mariage, Looking for Sally, Should Husbands Be Watched? Tous en binôme avec l’actrice éphémère Katherine Grant.

A Girl at My Door, July Jung (2013)

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Oasis, Lee Chang-dong(2002)

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La Pointe courte, Agnès Varda (1955)

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